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14 avril 2026 homelabdevopslinuxinfrastructure

Le PC qu'on allait jeter m'a appris l'infrastructure

Comment un vieux HP récupéré dans une salle de stage est devenu mon serveur de production — et m'a révélé ma passion pour l'infra.

C’était pendant mon stage de licence chez Parcs Enchères, une boîte de vente aux enchères de voitures d’occasion à Aubagne. Un jour, mon tuteur de stage pose un vieux HP sur une table et dit : “On le jette, personne n’en veut.”

Moi je l’ai pris.

Pas de chargeur, écran qui ne s’allume pas, état inconnu. Mais je l’ai pris quand même. J’ai mis de l’argent de ma poche pour acheter un chargeur compatible, réparer le bout de charge, tester. Et ça a fini par s’allumer.

Je ne savais pas encore que cette décision allait changer la trajectoire de ma carrière.

Deux ans plus tard — Epitech et le besoin d’un VPS

Quand j’ai intégré Epitech, les projets s’accumulent vite. Des serveurs, des déploiements, des APIs à héberger. Tout le monde parle de VPS, de cloud, de machines distantes.

Moi je n’avais pas les moyens de payer un VPS tous les mois.

Et puis je me suis souvenu du vieux HP. Windows ne démarrait plus, il demandait des clés d’activation que je n’avais pas. La machine était là, inutilisée, qui prenait la poussière.

C’est là que l’idée m’est venue : pourquoi ne pas le transformer en serveur Ubuntu ?

La transformation — de Windows mort à serveur Ubuntu

J’ai téléchargé une ISO Ubuntu Server, créé une clé USB bootable, et réinstallé complètement la machine. Fini Windows. Bonjour Linux.

Premier démarrage. Terminal noir. Curseur qui clignote.

C’était intimidant. Mais c’était mien.

J’ai commencé par installer Docker. Puis n8n pour automatiser des workflows. Puis d’autres services — Nextcloud, Vaultwarden, Gitea, Minio. Chaque service installé était une nouvelle victoire. Chaque erreur dans les logs était une leçon.

Je passais des heures dessus. Pas parce qu’on me le demandait. Pas pour un cours ou un projet d’école. Juste parce que j’aimais ça.

La révélation

Au début, je me disais que j’allais faire de la data, du Java, de l’IA. C’est ce qu’on apprenait à l’école. C’est ce que je pensais vouloir faire.

Mais là, avec ce vieux HP posé sur mon bureau, j’avais une vraie infrastructure. Je déployais des services en production. Je gérais le réseau, la sécurité, les sauvegardes. Je résolvais de vrais problèmes.

Et j’adorais ça.

C’est ce PC qu’on allait jeter qui m’a révélé ma passion pour l’infrastructure. Pas un cours. Pas un professeur. Un vieux HP récupéré dans une salle de stage à Aubagne.

Aujourd’hui ce serveur s’appelle “le Bunker”. Il tourne 24h/24 chez moi sous Ubuntu 24.04. Il héberge mes projets, mes outils, mes automatisations. C’est mon lab, mon terrain de jeu, ma preuve.

Et tout a commencé parce que j’ai dit oui à un PC qu’on allait jeter.

Ce que j’ai appris

Si tu es étudiant en informatique et que tu n’as pas les moyens d’un VPS — regarde autour de toi. Un vieux PC, un Raspberry Pi, n’importe quelle machine qui traîne peut devenir ton terrain d’apprentissage.

L’infrastructure ça ne s’apprend pas vraiment dans les livres. Ça s’apprend en cassant des choses, en lisant des logs à 2h du matin, en recommençant.

Le meilleur investissement que j’ai fait dans ma carrière c’est le chargeur de ce vieux HP. Ça m’a coûté quelques euros. Ça m’a donné une direction.


Oumorou ZIBO — DevOps / Platform Engineer

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